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Couverture Mozart

Tableaux de Venise (couv)

« La vision donnée de Venise par Alexandre Limojon de Saint-Didier relève presque de la description d’un mirage. De loin, la ville lui apparaît « comme si elle flottait sur la surface des eaux ». De près, les jeunes Nobles Vénitiennes « ne voient jamais le jour en public, qu’à travers un grand voile blanc d’une gaze très fine et très lustrée ». D’encore plus près, les Courtisanes « donnent libéralement des régales qui empêchent qu’on les oublie de longtemps ». Sans parler des religieuses qui, certains jours de Carnaval, sont « vêtues en hommes, avec un bouquet de plumes au chapeau ». Et pourtant, c’est une ville bien réelle qui est décrite dans ce livre. Sa féérie perpétuelle, ses arcanes politiques louches, sa société haute en couleur y sont radiographiés à la manière d’un Canaletto ou d’un Guardi. »

O.Segard 

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Ce joli parc (couv DEF)

À propos du livre « Ce joli parc doit vous rappeler de belles choses »

« Il y a plus d’un livre à écrire sur le parc de Barbieux. Mon choix a été de m’attacher à la naissance de ce paysage qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux.

Il s’agissait de plonger à la fois dans son origine lointaine et celle très concrète de la réalisation du parc.

Ce paysage est le résultat d’une décision politique prise le 3 octobre 1860, d’une création de paysagistes (Jean Pierre Barillet Deschamps-Georges Aumont) dans le style du jardin anglo-chinois et d’une configuration particulière du terrain en ce hameau de Barbieux dans le dernier quart du 19eme siècle.

La coïncidence entre le sac du palais d’été de Pékin, le jardin de la clarté parfaite  et la prise de décision de créer une promenade publique qui donnera le parc de Barbieux à Roubaix en octobre 1860 m’a paru intéressante à rappeler et à creuser dans l’étude de l’histoire du paysage. »

-       Un livre comme une promenade

J’ai souhaité que ce livre soit le reflet d’une promenade avec toutes ses ouvertures vers un imaginaire, des connaissances, des réflexions intérieures. Le parc est le lieu même du voyage. Je souhaitais au détour des chemins proposer des effets de surprises, tout comme le recherche le jardin chinois.

-       La dimension de l’écriture

Dans les études sur le paysage, c’est le rapprochement avec la peinture qui revient le plus souvent. J’ai voulu dans ce livre creuser la dimension de l’écriture.

Le parc est un lieu d’inspiration pour écrire mais un parc est aussi d’abord une écriture. Cela m’a frappé en consultant les archives, d’autant plus que la particularité de ce parc est qu’il n’existe qu’en écriture pendant 18 ans entre 1860 et 1878.

 D’ailleurs le point de départ de ce livre est une belle phrase sur une carte postale envoyée de Roubaix à Tournai en 1902 : Ce joli parc doit vous rappeler de belles choses.

A l’époque on écrivait le texte au recto, souvent même sur la photographie. »

 I.Baudelet 

 À propos du film « Le beau jardin chinois »

“ La peinture chinoise a toujours eu une influence considérable sur ma conception du cinéma documentaire. Par exemple, des phrases d’un artiste chinois* comme : « La peinture n’est pas une description du spectacle de la création : elle est elle-même une création (…) elle est sœur engendrée selon les mêmes lois. » Ou bien « L’œuvre (…), c’est de dégager la rectitude à partir du chaos. » Me parlent directement. En d’autres termes, représenter le réel par des images, puisque tel est mon métier avec celui d’éditeur, ce n’est pas se couper de lui (pour prendre un exemple extrême, le cinéma Hollywoodien) mais bien y participer pleinement avec des œuvres comparables à des arbres, des lacs, des fleurs, à portée de main, à portée d’yeux.

Cette influence de la pensée chinoise est présente dans tous mes films mais avec « Le beau jardin chinois », elle y est manifeste. Dans son livre « Ce joli parc doit vous rappeler de belles choses », Isabelle Baudelet a choisi un angle anglo-chinois. J’ai saisi la balle au bond en réalisant ce film qui montre ce parc selon une esthétique chinoise. Autrement dit, je me suis mis dans la peau d’un artiste chinois pour donner une représentation du parc de Barbieux. Le résultat est étrange, certainement déroutant, mais une chose est sûre : quelque soit la façon de voir ce parc, ce qui ressort, c’est sa beauté infinie. »

O.Segard

* Shi Tao (1641-1719)

 Le beau jardin chinois d'Olivier Segard

 https://www.youtube.com/watch?v=qZ_8YHL4_Os